En bref : dans le numéro de Rendez-vous en terre inconnue diffusé le 29 septembre 2026 sur France 2, Tony Parker et Laury Thilleman sont partis dans le sud-ouest de l'Angola, aux portes du désert du Namibe, à la rencontre des Ovakuvale, un peuple semi-nomade d'éleveurs. D'après nos guides, qui connaissent bien ce secteur, le tournage s'est déroulé près de Tchitundu-Hulu, un site de peintures rupestres de la province du Namibe.
L'émission garde toujours secrète la destination de ses invités jusqu'au départ. Cette fois, l'ancien basketteur a découvert l'Angola, un pays encore très peu visité. Voici où il est allé, qui il a rencontré et à quoi ressemble cette région.
Où est parti Tony Parker dans Rendez-vous en terre inconnue ?
Pour le 34e numéro de l'émission, Tony Parker et Laury Thilleman ont partagé le quotidien des Ovakuvale, dans le sud-ouest de l'Angola. La présentation officielle situe l'aventure aux portes du Namibe, souvent présenté comme le plus vieux désert du monde. Le duo y est resté près de deux semaines, au cœur d'une vie rythmée par la météo, la terre et le bétail.
La production n'a pas dévoilé le lieu précis. Palanca Safaris parcourt régulièrement cette région : selon nos guides, l'épisode a été tourné dans le secteur de Tchitundu-Hulu, dans la municipalité de Virei, à environ 150 km au sud de Moçâmedes. Par respect pour la tranquillité de ses habitants, nous ne donnons pas le nom du village de la famille qui a accueilli le duo.

Tchitundu-Hulu, les peintures « tombées du ciel »
Tchitundu-Hulu est l'un des sites d'art rupestre les plus importants d'Angola. En langue locale, son nom signifie « tombées du ciel ». Le complexe réunit plusieurs sites, sur des inselbergs (ces collines rocheuses isolées au milieu de la plaine), dans un paysage sec et pierreux. On y compte environ 2 000 gravures et 250 peintures, aux tons blancs, rouges, ocre et parfois noirs.
Étudiées depuis 1952, ces œuvres ont plus de 4 000 ans selon les travaux de documentation menés sur le site, et leur signification reste en grande partie mystérieuse. Le site est classé patrimoine historique et culturel de l'Angola depuis 1996 et figure depuis 2017 sur la liste indicative du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Les communautés qui vivent alentour veillent sur ces lieux, depuis longtemps entourés de respect par les populations de la région. Des visiteurs venus sans prévenir ont déjà dû rebrousser chemin : une visite se prépare avec un guide connu des habitants.

Ce qu'a vécu Tony Parker chez les Ovakuvale
Dans une interview accordée après le tournage, Tony Parker raconte un séjour sans téléphone, sans écran et sans nouvelles du monde, une première pour lui. Il y a dormi pour la première fois à la belle étoile, sur le sable, puis sous une petite tente, malgré la pluie et des nuits parfois difficiles. Plutôt que de s'en plaindre, il dit s'en être amusé : « Quand, dans ma vie, vais-je faire un truc comme ça ? »
Avec ses hôtes, il a partagé les tâches d'un peuple d'éleveurs : aller chercher l'eau, traire les vaches, ramasser la bouse. L'un de ses moments préférés reste l'initiation au basket des enfants du village, qui ne connaissaient pas ce sport. Prévue pour être courte, la séquence s'est prolongée tant ils voulaient apprendre.
Parti peu après le décès de son père, il décrit ce voyage comme une parenthèse qui l'a reconnecté à l'essentiel. Il dit être resté en contact avec un jeune homme de la communauté et espère revenir un jour avec ses enfants.
Qui sont les Ovakuvale ?
Les Ovakuvale, aussi appelés Kuvale ou Mucubal, sont des éleveurs semi-nomades de bovins de la province du Namibe. Leur vie s'organise autour du troupeau, de l'eau et des pâturages, dans un environnement aride. Ils sont reconnaissables à leurs coiffes et à leurs parures élaborées.
Pour aller plus loin, lisez notre article sur les tribus et peuples du sud de l'Angola et notre guide Peuples et cultures d'Angola.

Peut-on visiter la région de Tchitundu-Hulu ?
Oui. Notre circuit Sud de 10 jours traverse ce secteur du Namibe, entre le désert du Namibe, les peintures rupestres et les terres des peuples d'éleveurs. L'expédition se fait en bivouac, avec des nuits sous tente au cœur des paysages, un guide francophone et un guide local.
Ce circuit n'a pas vocation à reproduire l'émission ni à rencontrer la famille filmée : chaque rencontre se fait avec l'accord des communautés, au rythme de nos guides.



